Au comptoir

Où le barman se perd en digressions variées à qui se présente à lui ...


La montagne est-elle un sport ?

Des années que je m'interroge sur ce sujet.
J'ai commencé la montagne sous l'influence de grimpeurs pyrénéens, avec une identité propre (et une éthique non moins). Parmi eux, les frères Ravier font figures d'icônes vivantes. Sur la quatrième de couverture du livre de Jean-François Labourie et Rainier Munsch qui leur est consacré, on perçoit tout l'esprit Ravier en une formule : "absence totale d'entraînement, mépris de l'équipement, refus des modes : le génie des frères Ravier réside dans une conception très personnelle de la montagne, basée avant tout sur l'amitié". Tout semblait m'indiquer que la montagne était autre chose qu'un "sport".

Puis j'ai grandi. Commencé à travailler. Chez Décathlon en particulier, où la montagne est, forcément, un sport. Une valeur marchande, comme un poids d’haltérophilie. Alors je l'ai vendue... et j'ai eu la sensation de me vendre parfois en même temps. Etait-ce vraiment une activité physique comme une autre ? Y'a-t-il une différence entre "sport" et "activité physique" ? Intimement, je percevais que cela n'avait quasiment rien à voir. Que le sport était associé à une notion de compétition, qui oppose les hommes les uns aux autres alors que la montagne les rassemble dans un moment de vérité : la cordée.

Alors plutôt que de faire une longue dissertation, je vous laisse écouter cette conférence de Paul Ariès qui m'a bien aidé à clarifier ces idées depuis quelques jours. C'est long (plus d'une heure) mais passionnant ! Cela va bien au-delà de la notion de sport, puisqu'il intègre sa vision à une vision politique globale de la société.




NB: il y a deux vidéos supplémentaires #2 et #3 accessibles depuis celle-ci contenant notamment les questions du public.

Une énorme admiration

Vendredi, en fin de journée, je suis en route pour une petite soirée entre amis à Annecy. Sur la route, maintenant que j'ai un kit mains libres, je cherche à joindre mes amis rochois Thomas et Annelise. Thomas ne répond pas. Annelise décroche.
- Salut Annelise, comment ça va ?... la discussion classique : on prend des nouvelles les uns des autres.
- Mais au fait, Thomas va toujours courir la CCC* ?
- Oui il est parti ce matin à 10h même ! Il devrait arriver demain matin vers 6h.
Moi qui croyait que la course démarrait le soir...

La vache, je pensais déjà vaguement un peu à tous ces coureurs depuis la veille : la météo avait en effet décidé de tourner à l'hiver juste à ce moment-là et je me disais que ça ne devait pas être très drôle de courir sous le vent, la neige et/ou la pluie avec des températures ressenties plutôt en dessous de 0°C.
A présent je pense carrément à Thomas donc... qu'est-ce qu'il doit supporter par un temps pareil. C'est fou comme la connaissance d'une personne peut rapprocher d'un évènement.

Ma soirée se passe de manière bien agréable, un bon resto et un bar sympa-qui-pait-pas-de-mine-mais-qui-a-de-la-bonne-zic le tout bien entouré. Coup d'œil à mon téléphone (une maladie moderne) : minuit et demie. Oui mais je n'ai pas de montre et c'était pour voir l'heure (une autre maladie moderne). Un texto d'Annelise : "en fait il devrait arriver vers 2-3h, il est à Vallorcine".

Alleïn ! Ce coup-ci, j'ai plus de temps. A ce rythme je vais le rater à l'arrivée. Je prends congé de tout le monde et me voici sur la route de Cham' dès 0h50. Arrivé à deux heures moins dix, ça me laisse gentiment dix minutes de marge sur l'horaire le plus optimiste qu'Annelise m'a donné. En plus, elle m'a envoyé, aussi gentiment, son numéro de dossard.

Je traverse Chamonix à pied, sous la pluie et passe par la rue des moulins. Elle n'a pas changé depuis ma dernière visite : la même pluie, la même population. Moins de monde toute de même, c'était alors un sacré voyage ethnologique, la fête de la musique. Imaginez un peu. Une ruelle piétonne d'à peine 150 mètres au doigt mouillé. De part et d'autre, que des bars bondés remplis par tranches d'âge. Côté centre ville, Justin Bieber (ou juste une bibière, ça marche aussi) et sa cohorte de pré-ados, vers l'extérieur, les ex-pré-retraités qui veulent faire comme les jeunes, déjà nettement moins nombreux. Entre les deux, chaque décade à son rade. Dans tout les bistrots, la même musique techno, zéro live ! Peut-être les musiciens en ont-ils marre de dézinguer leurs instruments sous la flotte pour une bande de pochetrons.

Pour cette nuit d'ultra-trail donc, pas de musique techno mais les mêmes soulards sortant vidanger contre les murs des contre-ruelles (imaginez la taille...) leur trop-plein de bière : heureusement que la ligue 1 de foot ne joue pas à 3 h du mat' ! D'autres ressortent en zigzag : "si je la revoie cette p..." la bienséance m'interdit ici de poursuivre cette citation d'un jeune homme éructant d'un trop plein de poésie. En réalité, la vie nocturne usuelle d'une station touristique classique. Pourtant, à quelques dizaines de mètres. De curieuses bêtes s'agitent, loupiote sur la tête : elles courent ! Et, croyez-le ou non, elles ont un public. Nombreux. Qui se compte en centaines de personnes. Il est quand même plus de deux heures du matin !! Cette juxtaposition de deux mondes, à cet heure, par ce temps, est à peu près aussi improbable que de croiser Lady Gaga sur un chemin de randonnée en pleine journée. Il y a là un véritable oxymore social.

"Aussi more", ça sonne comme une devise pour la course (des courses ! Il y en 4 différentes au total...) où chacun cherche toujours plus loin ses limites intérieures plutôt que les limites de ses adversaires. Occis morts, c'est comme ça qu'ils arrivent aussi (quand ils arrivent !) pour la plupart. Hagards, boiteux, déambulant, n'ayant plus la force de réfléchir pour comprendre comment rentrer chez eux. Je m'approche d'une tente information "peut-on connaître la position d'un coureur " ? Pas de problème, on me donne son heure de départ de Vallorcine et son heure estimée d'arrivée. Finalement, j'ai de la marge. Je vais dormir une demie heure. C'est toujours ça de pris. Réveil-matin, 2h55. Ce coup-ci, je dois me poster sur le bord du parcours.

Thomas courant les dernières dizaines de mètres

 Faible lumière, fatigue, monde : je risque de ne pas le voir arriver. Je remonte donc la file du parcours jusque 500 m environ avant l'arrivée et m'abrite vaguement sous l'enseigne d'une agence immobilière : tarifs, les consulter, j'ai eu le temps de voir ! Je scrute les coureurs, essaie d'encourager ceux qui ont l'air le plus affaibli, mais quand même sans crier, y'en a qui dorment à cette heure ! D'abord le visage, s'il me semble familier, puis le dossard, s'il est encore lisible. Un peu plus de 3h30 :
- Salut Thomas dis-je avec le sourire de celui qui voit arriver son libérateur d'une morne pluie qui rappellerait une morne plaine (l'horreur absolue du montagnard que je suis)
- Ah... euh, salut ?! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
J'ai tellement bien réussi mon effet de surprise que je l'ai carrément déconcentré. Le voilà arrêté sans plus courir à me serrer la pince. Il faut que je réagisse vite :
- non mais t'arrête pas !
Je commence alors à courir à ses côtés et lui raconter mes échanges avec "sa chérie". Dernière boucle. Je coupe pour pouvoir le prendre en photo avec mon téléphone. Il est arrivé. Je ne sais pas trop ce qu'il peut ressentir à ce moment-là. Mais je ressens une émotion extraordinaire, une admiration sans limite pour ce qu'il vient de réaliser. Bien que parfaitement inculte, je trouve aussi son temps fantastique : 17h40. Quand je pense qu'il s'est mis à courir seulement un an auparavant ... "On va boire un coup ?" me dit-il. Mais c'est qu'il a l'air encore frais en plus.

Thomas, juste après l'arrivée, "finisher", en français ça ferait finissant, c'est vrai que ça le fait moins !

On rentre dans le café qui borde l'arrivée. Ici, pas d'ambiance de soulards. Seuls des sportifs éreintés et leurs équipes de soutien. Je crois que j'ai trouvé mon rôle, même s'il est totalement improvisé. Je commande un chocolat et un café, croise une collègue du lycée mais préfère rester "auprès" de Thomas. Je le sens se relâcher, et pour dire les choses franchement, décliner également. Il trouve le chocolat trop sucré. Pas forcément étonnant. C'est dur de manger ou boire après un tel effort. Il commande une bière ! Je commence à m'interroger : soit mon pote est un surhomme, soit je vais avoir des surprises. Elles ne tardent pas. On s'en va. Tiens, je n'avais pas remarqué qu'il boitait en entrant dans le café. Les quelques centaines de mètres pour aller à la voiture sont durs. Une fois installé, il se propose de reprendre sa voiture et rentrer chez lui tout seul !
Ça sent la perte de lucidité. Comment l'amener à une décision raisonnable ? Je tente mon va-tout. "Oh, t'es bien dans ma voiture et j'ai râté le virage pour aller récupérer la tienne". Il ne s'oppose pas. Ouf !

Je le ramène donc à la maison pour le début de sa récup'. Bain chaud, draps et vêtements propres. Une base toute simple mais dont je devine les bienfaits : le lendemain, malgré une courte nuit, il est de nouveau capable de manger, et ce coup-ci de reprendre sa voiture pour rentrer chez lui. Fin de l'histoire. A l'attention de "Thotho", un seul mot : BRAVO !


Vue sur la pointe percée le lendemain : il n'a pas fait semblant de neiger dès la moyenne montagne !


* Courmayeur-Champex-Chamonix : cette course à pied longue distance (on parle de trail, voire d'ultratrail en l'occurrence) fait partie du pool de courses proposés dans le cadre de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc. La CCC se déroule dans 3 pays, fait 90 à 100 km en fonction des années, et 5500 à 6000 m de dénivelée positive.

La nonne et le mécréant

Voici une jolie histoire publiée dans le Blé (Bulletin de liaison et d'échanges) de mon ancienne paroisse protestante de Clamart-Issy-Meudon-la-Forêt :


LA NONNE ET LE MÉCRÉANT

  Voici deux lettres authentiques qui datent de 2004. La première a été adressée à la CGT par Sœur M.

Madame Monsieur, Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie, cependant, le 19 juin, pour un examen médical. Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l'esprit bon enfant qui y régnait. D'autant qu'un jeune membre de votre syndicat m'y a fait participer ! En effet, à mon insu, il a collé par derrière, sur mon voile, l'autocollant CGT après m'avoir fait signe, par une légère tape dans le dos, pour m'indiquer le chemin. C'est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j'ai effectué mon trajet. La plaisanterie ne me fut révélée qu'à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon cœur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes. Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT=Christ, Gloire à Toi). Que voulez- vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous. Au revoir, peut-être à l'occasion d'une autre manifestation.
Sœur M.



Réponse du secrétaire général de la CGT
Ma sœur, Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos yeux l'humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune de ces lignes de votre lettre. Sans nul doute il s'est agi d'un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d'humour "bon enfant" serait vécue comme l'expression d'une complicité éphémère et pourtant profonde. Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde. Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux.
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT

Dis Papa, pourquoi tu grimpes ?

_ Toute ressemblance avec une course récente serait purement fortuite _

"Alors, vous êtes finalement rentrés ?" Ainsi s'exprime Raoul, gardien du refuge du Sélé nous voyant arriver à la tombée de la nuit après avoir gravi la voie Livanos à l'aiguille de Sialouze. "Bah oui" répondis-je, "c'est que nous avons pris notre temps. Regarder les fleurs, les chamois et les marmottes, ça prend du temps". Bon j'ai peut-être un peu brodé sur les marmottes mais il n'est pas sensé savoir ! Et puis on en a entendu tout de même alors ça vaut bien… Je sens que l'excuse n'est pas encore assez poussée, faut en rajouter à fond: je lui explique alors qu'on était chacun tellement bien élevés qu'on a passé notre temps à se donner la politesse pour grimper: "vas-y, c'est ton tour", "non après toi j'insiste, la longueur est trop belle pour moi", "je n'en ferai rien, tu la mérites tellement". Et merde, ça y est, c'est too much et ça se voit. Raoul et son collègues sont hilares...

Plus aucune crédibilité. Pourtant ça s'est presque passé comme ça. Et puis ils ont beau jeu de rire, on était six au refuge d'abord ! L'avocat de Raoul dit qu'il ne voit pas le rapport. C'est pourtant simple : comme il n'y a plus grand monde, on applique la veille maxime "rien ne sert de courir, il faut partir à point". Il n'a pas complètement tort. L'aiguille de Sialouze est un sommet de "proximité", seulement deux heures d'approche, et dont la face ne prend pas le soleil avant 11h. Reste qu'en se réveillant à 7h, le topo donnant 5 à 7h d'escalade, il devient compliqué d'espérer être de retour avant 20 h au refuge.

"Oui enfin on a grimpé quand-même. C'est un peu mesquin tes calculs horaires là". Ah ! Oui c'est ça, une nouvelle voie dans l'oreillette de mon blog (pour ceux qui n'ont n'en ont pas encore, c'est normal, c'est un prototype nouveau qui vient de sortir, ça vient des States, soyez pas jaloux), la voix donc de Laura, ma partenaire de cordée sur la course. "Oui ? hum.. ah, ok !". Oui, pour expliquer aux lecteurs, Laura est un peu la princesse Altani du Quatar version montagne, elle parle français mais elle parle pas à toi (faut avoir suivi un peu les guignols pour la choper cette vanne pourrie-là) ! Donc Laura me dit que … "hein quoi ?" Non je n'avouerai jamais ça. Il y a des choses qui doivent rester dans la confidence de la cordée. Pas question. "Si c'est pas moi qui le dit c'est toi ?" Je vois le genre. Du chantage maintenant, c'est pas joli joli tout ça.

Alors. 3-4. "♪ ♫ Lolita nie en bloc…Pierre! non, pas toi. caillou !… aïe hibou, genou, chou" ok c'est bon on arrête tout, elle est complètement con cette chanson. Oui je sors ! Mais je fais comment pour raconter la suite ? Bon je re-rentre. Ok, ok, je vais le dire puisqu'il faut tout balancer. Donc oui Laura s'est trompé à l'attaque de la voie et du coup on est passé à droite des 2 premières longeurs… "Quoi encore ? C'est moi qui a attaqué la voie ?" Bon donc oui : je ME suis trompé (mumfh - n'empêche que c'est toi qui était devant à l'approche - j'l'aipasdit) alors on a perdu quelques minutes-là.

Et puis j'ai régulièrement perdu quelques minutes à regarder le topo. Et encore une bonne dizaine à l'attaque du 5+ expo de la 4ème longueur. Ça, c'était le crux mental de la voie. On part au dessus d'une vire. Il y a des prises mais aucune fissure et aucun piton sur 10 ou 15 mètres. Bref, il faut engager, rester concentré et être bien dans sa tête… Prendre le temps de lire le meilleur passage aussi.
Mais, dans le fond, la météo était belle ce jour-là, l'ambiance tout autant. Alors pourquoi jouer un chronomètre qui n'est dès lors plus qu'un contresens au plaisir d'être en montagne. En cordée à deux, on ne se voit que le temps de se passer le matériel aux relais. Autant dire que la course prend aussi une dimension de voyage intérieur. Les songes grandissent aux relais, pendant l'assurage et les manips. Caressé par la chaleur du soleil, on peut s'y adonner, paisiblement...






- Dis Papa, pourquoi tu grimpes ?
La gamine avait bien grandi ces dernières années. A six ans, elle avait déjà le regard d'une personnalité décidée. Et elle avait posé cette question à son père avec autant de commandement que d'ingénuité, en vissant son regard noisette pétillant de malice dans les yeux de son père. Concernant ce dernier, cela faisait vingt ans qu'il arpentait toutes les parois qui se présentaient à lui sans se poser la question - se l'était-il jamais posé ? Un instant, la réponse de Mallory lui revint en mémoire - "parce qu'elle est là" - parce que la montagne existe. Mais il savait que cette réponse ne conviendrait pas à sa fille. Alors il lui dit ceci :
- Tu vois, la vie c'est une aventure, tu ne sais jamais ce qu'il va se passer dans le futur, même si tu prévois des choses. Et grimper, c'est une grande aventure. Donc pour moi, c'est vivre complètement. Tu prévois une sortie sur une montagne mais tu ne sais pas comment elle va être. Comment tu vas te sentir face à elle, et comment ça va se passer avec ton partenaire de cordée. C'est la boîte de chocolats de Forrest Gump. Je te ferai voir le film un jour :-). Et surtout, comme c'est parfois difficile d'escalader, tu es obligé d'être sincère avec toi et avec ton partenaire. Du coup, tu vis de bons moments qui n'existent pas forcément dans le monde d'en-bas. Là où tu peux te cacher sans dévoiler qui tu es vraiment.
- Comme quoi par exemple ? dit la petite fille.
- Et bien c'est comme cela que j'ai rencontré ta maman par exemple. Et c'est comme ça que tu es née.
- Ah oui c'est bien ça alors.
- N'est-ce pas hein ? C'était une belle journée d'été sur une belle paroi. Tu vois, grimper, c'est tout ça. C'est de bons moments, de belles recentres. Certaines qui durent le temps d'une escalade, d'autres beaucoup plus. Mais toujours avec un plaisir partagé.




Laura arrive de nouveau au relais. Je quitte mes songes pour les manips d'usage. Peut-être était-ce un peu son histoire. Après tout, ses parents sont de bons grimpeurs. Cela était assez plausible. L'histoire ne le dit pas. Je songe encore : peut-être que ce sera un jour mon histoire, il paraît que j'ai encore plein de temps pour que ça m'arrive…
Ce n'est un qu'un songe. Songe d'une journée d'été. Une belle journée d'escalade sur un beau rocher.




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NB : si Raoul venait à lire ce post, je lui transmets une petite dédicace musicale "Raoul mon pitbull" - c'est la moindre des choses pour un gardien si mélomane (qui m'a fait découvrir Girls in Hawaï), un autre songe qui m'a bercé pour m'endormir au refuge



NB2 : les photos de la sortie sont, comme toujours, à l'endroit habituel.

2012, Sialouze

Et voilà ^^  :-p


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