Au comptoir

Où le barman se perd en digressions variées à qui se présente à lui ...


Cyril Lignac est un nain posteur

Et oui, c'est le seul jeu de mot foireux que j'ai trouvé pour ma nouvelle catégorie de serial blogger concernant la cuisine. héhé

Toujours est-il que je me suis lancé pour de vrai dans un plat qui jusqu'ici m'avait autant repoussé sur le plan technique qu'il m'attirait d'un point de vue gustatif: le couscous.
Dur dur de sortir du système Garbit où la semoule terminait invariablement collée infâme dans un bouillon avec trois légumes sans saveur. Mais j'ai ma fierté et on avait six amis à manger samedi soir qui nous avait chacun cuisiné des mets délicieux lorsqu'on avait mangé chez eux. De plus, certains avait déjà expérimenté quasiment tous mes plats et je ne voulais pas faire de redite un jour de "vraie cuisine". Bref, fallait se lancer. J'ai donc pris mon courage dans une main, la carte bleue de Carole dans l'autre (pour acheter un couscoussier) le samedi matin et me suis mis à la tâche sur un test de cuisson de semoule dès le midi pour m'assurer que je ne partais pas dans le mur.
 Ayant toujours du mal à m'autojuger en cuisine, je trouvais néanmoins le résultat du test suffisamment honorable pour me lancer pour le dîner. C'est alors que survint le drame. A h-40 min de la fin de la cuisson, je m'apercevais avec effroi que j'avais oublié les carottes dans les légumes, soigneusement pelées et réservées au frigo. BRANLE-BAT DE COMBAT, sauve qui peut, alerte générale, omg ! Je dégainais alors le traîneau de sauvetage pour une mission périlleuse: l'autocuiseur que je remplissais d'eau chaude du robinet puis des carottes. Vingt minutes plus tard, je pouvais les mettre pompompom lalallala-itou (pas des pommes, les carottes hein ?) avec les autres légumes.

Mission sauvetage à peu près accomplie car au moment de servir, elles m'apparaissaient toujours un peu plus fermes que ce qu'elles n'auraient dû. Personne ne m'en a tenu rigueur. Et une soirée qui s'est bien passée. Vivement que je puisse reboire un peu pour accompagner ce genre de bon repas, mais j'ai un autre entraînement sur le feu en ce moment.

Pour les curieux, ma recette est par ici :)

Et finalement vint la Verte

Mercredi 23 février 2011
J'ai toujours ces fourmis à la con dans la dernière phalange de l'annulaire gauche et de l'auriculaire droit. Il paraît que cette perte de sensibilité ne peut être que temporaire. De toute manière, il n'y a pas de raison que cela ne revienne pas, c'est juste un peu plus long que d'habitude... D'ailleurs, je les sens un plus qu'il y a deux semaines.

Vendredi 4 février
Olivier : ça va tes mains ?
Moi : oui, pas de souci mais je manque de sensibilité sur 2 phalanges mais t'inquiètes. Je sens des fourmis. C'est que c'est dans la bonne voie :)
Olivier : méfies-toi, si ça a gelé, c'est pas génial quand même...
Moi: non, il n'y a pas de raison. Et puis mes doigts n'ont pas changé de couleur. Allez, repose-toi bien et à une prochaine. C'était classe cette course.
Olivier : repose-toi bien aussi. Salut.


"Avant la Verte, on est alpiniste. A la Verte, on devient montagnard" G. Rébuffat. Tout ceux qui gravissent pour la première fois cette cîme ne manquent en général jamais l'occasion de ressortir cette citation, à mis chemin entre l'éxégète montagnard et le grigri vaudou. Quand on y réfléchit un peu, cette phrase n'est pourtant pas si lumineuse. D'ailleurs, l'inverse marcherait aussi : "Avant la Verte, on est montagnard. A la Verte, on devient alpiniste". Bref, Rébuffat, brillant alpiniste et inspirateur de nombreuses vocations n'a en réalité rien inventé à la Verte. Ce n'est pas parce que la phrase est jolie que la montagne est belle; elle l'était bien avant !


Mercredi 2 février
"Allo Olivier, c'est Rémi, toujours motivé ? Bon on se retrouve à 8h30 pour la première benne. On a qu'à prendre ma corde et tes broches. C'est tout bon ? Alors à demain". Curieux comme l'hiver modifie les paramètres de la pratique de l'alpinisme. Départ de jour alors que les jours sont courts mais sans nuit désagréable dans un refuge d'hiver mal appareillé en couvertures ou dans la gare d'arrivée du téléphérique des grands-montets exposée aux quatre vents.


Jeudi 3 février
Oui, on part un peu tard par rapport à l'ampleur de la course mais bien reposés et en pleine forme. Le temps de longer à skis la face nord des grands montets.

A partir de là, c'est à pied pour aller jusqu'à la rimaye

On est à la rimaye à 10h. Olivier la franchit puis me laisse la main. Je galère pendant 50 mètres dans de la neige peu portante puis trouve une trace qui "déroule" mieux. Nous avons convenu d'un commun accord de faire une course dans les règles de l'art question sécurité. Le couloir Couturier est en effet limite en glace ou neige polystyrène en fonction des sections. Hormis quelques lunules (5-6 en tout; lunules: tunnels creusés dans la glace dans lesquels on glisse des cordelettes pour faire des points d'assurance), on broche donc régulièrement (tout les 20 à 35 mètres) tout en progressant corde tendue. Cela nous ralentit pas mal mais au moins, nous ne faisons aucune concession sur la sécurité. Et puis il fait beau, pas très froid (entre -5°C et -10°C) et il y a peu de vent. Je grimpe un petit tiers du couloir avant de repasser la main à Olivier faute de broches pour continuer. Soit jusqu'à l'étroiture ou le terrain se redresse un peu.

Olivier me rejoint...
... puis reprend la tête

A ce moment, nous pensons encore être sur un bon rythme. Je reprends de nouveau la tête mais oublie de remettre mon tuyau pipette dans la poche de ma veste. En un quart d'heure, il est définitivement gelé. Heureusement, nous avons encore chacun un thermos :) . Il est déjà 15h30. Olivier reprend la tête pour finir le dernier quart.
Lorsque nous atteignons le sommet, il est 2h30 plus tard que l'horaire que nous avions projeté. Je m'attendais tout de même à ce qu'il y ait moins de glace. Il est 18 heures. Les deux dernières heures se sont passées dans le brouillard et un petit vent plus sensible. D'où mon petit froid aux mains. Une belle récompense toutefois: l'ambiance au sommet est incroyable et magique : une mer de nuage et un ciel brumeux baignant dans les dernières lueurs orangées de la tombée de la nuit : les mots ne suffisent pas à décrire cette lumière onirique, irréelle. Un instant de grâce total que beaucoup de grimpeurs arrivent à ressentir sur ce sommet, chacun dans des circonstances qui lui sont propres.

Olivier au sommet
Mais déjà, il est 18h15 et il faut repartir. Il ne va vraiment pas tarder à faire noir. Le début des rappels versant sud n'est distant que d'une arête de 150 mètres, 15 minutes quand c'est bien tracé. Mais ce soir-là, c'est autre chose. On sort les frontales. Côté Argentière, des pentes entièrement en glace ou neige très dur et pas mal de vent. Côté Talèfre, les 55° du départ du couloir Whymper sont en neige inconsistante, pulvérulente. Chacun son côté, comme ça, on est retenu par son collègue de l'autre côté en cas de glissade. Et j'hérite donc du côté Talèfre qui me tarife donc une bonne heure de brasse coulée dans la neige à chercher des appuis précaires en enfonçant mes deux poings pour percer une croûte de neige dure enfouie et ainsi mieux tenir.

Il est vingt heures lorsque nous démarrons enfin les rappels. Mais nous sommes loin d'être au bout. "Allo Carole, oui il est 20h30 et nous sommes encore à 3900 m mais le moral est bon et tout va bien, ne t'inquiètes pas". Au bout du fil, Carole oscille entre être rassurée par mon coup de fil et être inquiète de nous savoir encore là-haut. Il nous faudra attendre 0h30 pour enfin passer la rimaye. Le Whymper a beau ne faire "que" 600 m (le Couturier en fait 1000 m), c'est tout de même bien long en rappels. On avance définitivement en mode tracteurs. On chausse nos skis à 1h00 et goûtons enfin au plaisir de descendre sans trop d'efforts. Passé le petit couloir, qui permet de rejoindre le glacier de Leschaux depuis Talèfre, on se retrouve sur une quasi-piste de ski qui déroule bien jusqu'à la langue terminale de la mer de glace.
Là, la saison sans neige ne fait cruellement sentir. On est obligé de remettre les crampons pour monter aux Mottets ! On arrive enfin à Chamonix à 4h30. La "journée" commence à être longue mais [voix Jean Gabin]: "Quand on aime on n' compte pas". Dernier petit hic : Olivier a laissé ses clefs de bagnole dans ma voiture... à Argentière. Le stop, ça marche pas top... surtout à 4h30 ! Heureusement, un gardien de nuit très sympathique nous prêtera sa voiture pour aller chercher la nôtre ;) On le remercie encore.
A 7h00, j'arrive à la maison juste à temps pour petit-déjeuner avec Carole: tout est dans le timing.

Chardonnet 360° :)

Le ciel est gris, bas. Il pleut. Normal pour un mois de novembre. Pour retrouver un peu de lumière, voici un panorama concocté du Chardonnet il y a 15 jours, quand il ne pleuvait pas.

A peluche,


Confidentialité ? vie privée ?

Depuis plusieurs années, les outils numériques sont utilisés à plein régime par la plupart des grandes entreprises. Et scandales et autres soupçons n'ont pas tardé à faire surface. Certains employeurs peu scrupuleux estimant avoir un droit de regard sur les échanges de leurs salariés, ils n'ont pas hésité à mettre en place des systèmes d'écoutes de ces derniers.
Plus récemment, l'affaire politico-judiciaire mettant en scène les plus hautes personnalités de l'état français (le président Sarkozy et le ministre Woerth) avec la première fortune de France et surtout ses rebondissements liés à d'éventuelles écoutes téléphoniques de journalistes hors cadre légal (le Canard Enchaîné) et plus encore les vols d'ordinateurs portables de journalistes de trois organes de presses différents s'intéressant à cette affaire conduisent légitimement à s'interroger sur la confidentialité des échanges employant du matériel informatique.
Sans débattre du fond de ces affaires, ce que les tribunaux et journalistes concernés font plutôt bien, il est à ce titre intéressant de lire l'article de JM Manach, véritable point de départ pour qui veut apprendre à sécuriser ses données, qu'elles soient professionnelles ou personnelles... On notera simplement que, signe des temps, cette note a été propulsée en "une" du site lemonde.fr ce jour du 27 octobre.

A bon entendeur,

"Quelques leçons tirées de la crise" *

* Ce titre est emprunté à un livre de Georges Soros et dont je vous recommande vivement la lecture tant sa vision du capitalisme financier est pertinente - aucun lien.

A la suite de notre aventure au Grépon avec Jean (voir ce billet), je me suis posé beaucoup de questions sur ce qui avait conduit à faire appel aux secours plutôt que de s'en sortir seuls, mais aussi sur les erreurs que nous avions pu faire. Y a-t-il eu faute ? Suis-je plus responsable ? Est-ce Jean, mon cousin, ami, et compagnon sur cette course ? Ces questions sont-elles si saines, aussi ?


Ordonner les priorités
En y repensant, en refaisant le déroulement de la course, on identifie très vite les petits râtés, toutes les petites pertes de temps d'une minute à un quart d'heure et qui s'additionnent à la fin de la journée, qui font que l'on se retrouve dans une situation complexe. Mais toutes ces petites choses n'ont pas la même valeur. Jean a par exemple perdu deux fois sa frontale n'occasionnant qu'une perte de temps minime, mais la perte des piles a rendu la deuxième fois assez déterminante car le retour de nuit était dès lors exclu.
En montagne, un autre compagnon de cordée m'a dit qu'il adoptait systématiquement la tactique du "non-coupable": la faute était forcément celle de l'autre, de la météo, des conditions, du topo, bref tout sauf la sienne afin de garder un bon mental. Si je trouve un certain intérêt à cette théorie dans les dysfonctionnements mineurs, elle me semble moins applicable en cas de problème plus important ce qui était le cas ici puisque nous avons dû faire appel à une aide extérieure. Il me faudrait donc aussi établir ma responsabilité, pas pour me culpabiliser, mais pour comprendre, pour apprendre de mes erreurs.

L'erreur originelle
Une course en montagne est toujours source d'inconnue et d'imprévus. Puis-je, raisonnablement, penser que l'échec est dû à des conditions pas tout à fait optimales (3 longueurs neige/mixte) ? Aux lenteurs de Jean dans certaines manips ? La réponse est évidemment dans la question. Bien sûr, si tout cela avait été mieux, on aurait sans doute fini la course. Mais peut-on tabler sur le fait que tout "se déroule sans accroc" lorsque l'on part en montagne ? Je ne suis pas l'agence tout risques. J'aurai donc du prévoir plus et plus large; donc comprendre que je choisissais une course trop longue par rapport à l'expérience de mon second de cordée. De toute évidence, Jean manquait encore un peu de vécu pour avoir la vitesse d'exécution suffisante au parcours de cet itinéraire de grande ampleur. Comprendre que ma motivation à finir ma liste de courses prenait le pas sur des considérations objectives qui devraient rester en toutes circonstances le lieu de la décision d'y aller ou pas.

Le déroulement de la course
Je l'ai déjà longuement narré. Tout ne s'est pas parfaitement passé (sic). Pourtant, il me paraît utile de décrypter ce déroulement pour analyser ce que j'aurais pu améliorer de mon côté et ce que Jean aurait pu du sien. J'espère qu'il trouvera le temps de lire, corriger et compléter cette analyse de son propre regard :) . En repensant à l'organisation de la course, je constate que j'avais un rôle de "guide" et Jean de "client". Or, grimpant avant tout dans un contexte amical et souvent avec des personnes très expérimentées, je ne suis pas forcément rentré dans le rôle de leader de sorte que je supposais vraisemblablement à tort que Jean m'opposerai un point de vue s'il considérait que la course n'allait pas dans le bon sens, assez vite, était trop dure. Or, lui-même était, je m'avance un peu, sans doute dans un état de confiance relativement passive vis-à-vis de moi qui représentait dans notre cordée "l'aura de l'expérience", chose dont il faut tant se méfier au quotidien en montagne !


Mes enseignements
En tant que 1er de cordée, j'ai souvent donné des indications à Jean durant la course "rho fait gaffe à ta frontale quand-même" ou encore "allez Jean, faut aller plus vite". Mais au delà de ces indications parfois (souvent ?) mal formulées, je m'aperçois que j'ai anticipé assez peu de situations pour mon "client". Ainsi, j'aurais dû valider 100% sûr que ses crampons était impeccablement réglés dès la veille le soir au refuge (10 min de gagnées). Au premier tomber de sa lampe frontale, j'aurais dû m'interroger et l'interroger sur sa manière de la fixer pour en trouver une plus fiable avec lui ce qui aurait évité de perdre les piles. J'aurai du être plus didactique sur l'escalade mixte, comment accrocher ses crampons à son harnais pour ne pas perdre de temps à les ranger dans son sac en cours de longueur (faire ça dans le confort du relais permet aussi de gagner du temps, ici encore 10 minutes).
A force de vouloir m'alléger, j'ai laissé ma cartouche de gaz au refuge ce qui n'était manifestement pas la bonne idée.


Des enseignements pour Jean
En réalité, une fois que la répartition des rôles "second et premier de cordée" est claire, les leçons peuvent sembler limitées. Il n'en est rien. Si le second laisse au premier la conduite et le rythme du cheminement, Jean, assez accroché à l'alpinisme à présent, ne doit pas passer à côté de son introspection pour gagner en autonomie. Comment avoir des gestes plus fiables et plus rapides pour se vacher, se dévacher des relais et démonter ces derniers (souvent plusieurs minutes perdues au lieu d'une poignée de secondes) ? Comment gérer efficacement des équipements vitaux comme la frontale ou les crampons sans fausse note ? Bien sûr Jean, j'espère que l'on pourra aussi rediscuter cela dans le futur et, comme je le disais au paragraphe précédent, je manque parfois d'accompagnement pour t'aider à acquérir certains gestes qui, automatisés, permettent de gagner du temps.

Quelques facteurs supplémentaires
La présence de neige durant trois longueurs nous a fait perdre environ 1h30 à 2h. Pourtant, les indications de conditions du terrain (informations auprès de l'office de Haute Montagne de Chamonix) et même les repérages visuels lors de la montée au refuge la veille ne permettaient pas d'anticiper que la neige serait présente dans ces quantités. De plus, la bonne averse sous le sommet nous a repris 30 minutes supplémentaires avant la sortie à la brêche.
Certes, dans une course, on peut anticiper un temps de marge sur l'horaire que l'on attribue aux imprévus. Toutefois, l'addition trop importante de ces imprévus ne peut être prévue ! Ainsi, ces deux heures de retard ont beaucoup joué dans notre échec final.


L'appel des secours
Fallait-il les appeler ? Pour prendre conseil de toute manière, oui ! Il serait simplement idiot de s'en passer. Mais après. Fallait-il leur demander de venir ? Nous n'étions pas blessés ni malades, simplement harassés par le combat qui venait de se jouer durant la course. Lorsque j'ai expliqué la situation aux secouristes, j'ai été frappé par l'absence de jugement de valeur de leur part sur notre appel. La vérité en est simple : cette décision est personnelle, quasiment intime et est difficilement jugeable de l'extérieur pour qui n'a pas vécu la situation. Autant il apparaît clair que j'aurai dû éviter de choisir cet itinéraire avec ce compagnon de cordée, autant la décision d'appel aux secours nous appartient et nos motivations peuvent difficilement être remises en cause.
A fins d'explications, voici toutefois les éléments qui ont conduit cette décision.
- Au sortir à la brêche à la nuit tombante, nous étions certes très fatigués mais, avec une lumière chacun, il m'aurait sans doute paru plus sage d'entamer la descente sur l'autre versant de sorte que nous aurions sans doute terminé la course dans "l'élan de la journée". Mais j'avais déjà vécu quelques années avant une descente sans frontale et je jugeais cela trop dangereux pour Jean. Dès lors, le bivouac s'imposait.
- Au petit matin, la question aurait pu de nouveau se poser mais mon erreur sur le gaz a fait que nous n'avons pu nous réchauffer avec un thé, ni fondre de la neige pour avoir de quoi boire. De fait, nous avions épuisés nos réserves de liquide durant la nuit. Sans ces remontants et à notre niveau de fatigue, il me semblait là aussi présomptueux de notre part d'entamer une longue descente que nous ne connaissions pas sans sérieux risque d'accident. Je songeais aussi de nouveau que, en tant que leader, j'étais trop amoindri pour retenir avec certitude un éventuel faux pas de Jean. Plutôt que de risquer d'avoir à les appeler quelques dizaines de minutes plus tard mais en situation d'accident, j'ai donc préféré renoncer et appeler les secours directement, au petit matin.
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