Au comptoir

Où le barman se perd en digressions variées à qui se présente à lui ...


Ecologie: pédalez tout court, pas dans la semoule !

Pour inaugurer mon blog, je me dois de passer un message fort, un coup de gueule, RAZ-LE-BOL !! Un message fort, avec du sens, de la réflexion MERDE ! ... Ah ça va mieux.
Et voici donc que je remets sur le tapis un débat qui a court dans de nombreuses chaumières: "pourquoi ne pas privilégier le vélo pour ses transports personnels urbains ?"
A chaque fois que je me pose cette question, "demain, je m'y mets". Et pourtant, demain je suis trop fatigué et j'ai tout de même pas loin de 20 km à faire pour aller travailler. Et puis, il pleut demain. En plus je vais devoir me lever plus tôt pour prévoir le temps de me doucher sur place. Demain, j'ai regretté, à la fin de la journée, de ne pas avoir pris mon vélo car demain, il n'a pas plus, et ma fatigue était plus nerveuse que physique, et cela m'aurait sans doute fait du bien, de pédaler un peu. Alors, après demain, j'ai pris mon vélo, et j'ai gagné du temps, car le temps de la douche est du temps que j'aurais passé dans des embouteillages ou attendre mon RER. Et puis la météo, sage de rappeler qu'elle est une science inexacte, était effectivement inexacte si bien que je n'ai pas été mouillé.
Alors le vélo, bon pour remplacer la voiture ou le métro ?

Passé les quelques "adeptes", la plupart de nos congénères parlent plus volontiers d'illuminés, ce moyen de transport, malgré ses atouts vantés et rabâchés peine à passer du status "d'ustensile de loisir" au status de "moyen de transport".
Pourquoi ? Voici à mon sens 3 principaux freins à cette adoption massive:
- Laisser un vélo dans Paris ou n'importe quelle agglomération, c'est s'exposer à ne retrouver que le cadre, les pédales et éventuellement les freins au moment où on le récupère le soir... voire ne rien retrouver du tout. Le vol est donc un problème majeur.
- Faire du vélo, c'est faire du sport. Pas facile donc, d'avoir un costume propre après 30 minutes de vélo, a fortiori sous la pluie.
- Le vélo est plus dangereux, car on peut se faire renverser, on est plus vulnérable en cas de chute.

Et les réponses que n'importe quelle femme ou homme politique pourrait y apporter:
Inciter les entreprises à promouvoir le vélo en leur donnant un bonus fiscal quelconque si elles favorisent ce mode de transport pour leur salariés au travers de 2 actions concrètes:
- créer des parkings à vélo sécurisés pour les grandes entreprises, ou investir dans un mobilier de bureau "placard à vélo individuel" pour les plus petites.
- Mettre à dispositions des salles de douche suffisamment nombreuses pour que les salariés puissent se laver et se changer afin d'avoir l'apparence qui convient à leur tâche.
• Renforcer la politique de transport consistant à tracer des pistes cyclables sécurisées.

Ensuite, on peut discuter tout un tas de sujets périphériques (et non moins importants) tels que les bénéfices pour la santé des utilisateurs, la réduction de la pollution urbaine (sachant que les voitures individuelles sont les 1ères responsables) mas ces discussions là sont des portes ouvertes car, en définitive tout le monde est bien d'accord là-dessus.

Alors, tu t'y mets quand, toi, à faire mieux que trier tes poubelles pour la planète de tes enfants ?

Billets plus anciens ...