Au comptoir

Où le barman se perd en digressions variées à qui se présente à lui ...


Vallée Blanche immaculée sans (idée) préconçue

Le 2 mars dernier, j'emmenais la Fratrie Christian, Stéphane et Myriam à la Vallée Blanche. Alors autant commencer par la conclusion, je n'ai jamais eu de conditions de neige aussi bonnes sur l'itinéraire que cette fois-là ni de lumière parfaite dans un tel concours de circonstances, bref c'était le top du top et je suis bien content d'avoir eu une telle journée avec d'aussi bons amis :)

Mais parlons à présent de tout ce qui a précédé. Le matin, mon père me dit, plein de prévenance "Tu ne devrais pas y aller, regarde comme le temps est bouché" pendant que je songeais dans ma tête en silence "oui mais la météo a prévu que ça allait rapidement se découvrir !". Mais ne sachant que trop bien qu'il pouvait avoir raison (j'ai en mémoire une arête des Cosmiques avec Etienne au printemps dernier où le temps devait aussi se découvrir et où on s'est tapé vent-froid-neige-brouillard toute la journée), je me gardait de lui ouvrir ce débat. Nous allons donc à Chamonix où je conseille aux copains d'attendre un peu pour prendre les billets de voir comment le temps évolue...

Bien nous en prend car Stéphane s'aperçoit que les skis que je lui ai prêtés ont 2 vis manquantes !?! Direction la boutique du coin où le censeur, pardon vendeur, nous dit péremptoir: "la vallée blanche aujourd'hui ? Vous n'allez rien voir. Et zavez un guide"...."c'est moi répondis-je" en m'arrêtant là mais en pensant très fort "kes que ça peut te foutre, t'es flic ?" Après tout, lui n'était pas plus guide que moi et ça a le don de m'agacer, les jugements expéditifs. Remerciements pour la réparation, on prend congé de môsieur-jesaistout.


Retour aux caisses du téléphérique - oui, ça y est, je le sens bien et on s'est décidé à monter - et la dame du guichet nous dit encore "vous êtes sûr, il fait pas beau là haut hein ?". Mais ce coup-ci, je lui sors mon iPhone de geek et lui montre victorieux sa propre webcam dévoilant de beaux rayons de soleil s'élargissant.

Le temps d'arriver là-haut, le temps est vraiment beau. La suite, vous la connaissez à part un petit épisode de raidillon à remonter mais cela, je laisse mes 3 compères la raconter. Journée de rêve donc qui prouve qu'en montagne aussi, la persévérance a parfois du bon, même si son opposé le renoncement est une sécurité bien souvent indispensable.

NB : à la descente du chemin des mottets, on s'est tiré la bourre comme des Anes. Voici les résultats du jury:
- Prix de la plus belle cascade à skis : Christian pour avoir coupé un virage par 6 mètres de pente raide (tout droit ! ) dont 3 mètres de terre en passant de la 3-4è place à la 1ère en un instant.
- Prix de la victoire au bas du tracé : Stéphane (d'une courte spatule).
- Prix de la plus belle gamelle : Myriam pour son arrivée fantastique sur les fesses et sur un ski, l'autre allant s'arrêter tout seul dans l'arrière de la dameuse. "Excusez-moi, vous n'auriez pas vu mon ski dans votre dameuse par hasard ?" sous l'œil désabusé du conducteur qui n'a dit mot ni esquissé le moindre sourire.

Des photos:
- dans ma galerie Picasa
- sur la galerie de Stéphane : son appareil fait la grève des couleurs quand il fait trop froid !
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