Au comptoir

Où le barman se perd en digressions variées à qui se présente à lui ...


Aucu ! Aucu! Aucune hésitation !

Back to scholl, school, la haute montagne :) .

En ce samedi du mois d'août, on a décidé avec Benoit d'aller à la traversée de l'aiguille de Tré-la-Tête au col des glaciers. La montée en 3h30 aux refuge des conscrits la veille m'avait déjà fait mal mais il s'agissait de ne pas rater le dîner. Alors, forcément, le réveil à 2h30 sonne comme une longue douleur. Vers 3h15, on est partis pour remonter en direction du col infranchissable. Au bout d'une heure, je commence à le ressentir, la journée va être dure !

Arrivés au pied de la face nord de l'aiguille nord de Tré-la-Tête, je traîne un peu la patte histoire de mettre en garde Benoit sur ma méforme. Un peu après, je souffle carrément et commence à lui parler de demi-tour. J'en chie. La pente n'est jamais extrême mais toujours assez raide pour fumer les mollets qui n'en demandaient déjà pas tant. L'arrivée à ce premier sommet est barré par une pente à 45° plus ou moins en glace.

Pas le choix, je ne suis pas venu jusqu'ici pour faire une promenade à la con sur un glacier sans faire de sommet alors que la météo est parfaite et les conditions du terrain proches de l'optimal. Benoit me pousse au cul et me parle de plus en plus sèchement. Au fond, il a raison. Le meilleur moyen d'avancer, c'est d'éviter de s'écouter, tout débrancher, oublier les mollets (d'ailleurs, ça fait longtemps qu'ils n'existent plus). On arrive au sommet. OUF !

En même temps, redescendre par là, ça me semble un peu craignos. Et puis ça va vraiment mieux. T'as raison Benoit, le mieux maintenant, c'est de la finir cette course. Et la suite s'avère en effet très belle, jamais très dure, et quasiment agréable.

Que sont deux ou trois heures de douleur sur dix heures de course ?


Les photos sont par ici.
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