Au comptoir

Où le barman se perd en digressions variées à qui se présente à lui ...


BuckInnCam Abbey road

[ Où l'auteur assume de ne pas se prendre au sérieux également au mariage de son frère qu'il embrasse bien tout comme sa belle-soeur ! NB: pour l'original de la chanson, c'est par ici]

Une chanson ?
Un discours ?
Bon d'accord les deux. Mais c'est bien parce que vous n'insistez pas...

[CHANSON sur l'air de C'est l'histoire d'une meuf' des Fatals Picards]

Ces 2 minutes, elle sont pour toi
Tu trembles un peu, mais pas tant que ça
Attends qu'on chante sur Santiano
                            Em ,  D / F# X2
Un pauvre refrain qui ferait: hé Lolo -oooo

G             C 
Il faut bien raconter cette année
Em                 D
Où tu l'as rencontrée sur les bancs d'HEC
G             C
Entre tes missions écolières au Bénin
Em                    D
Et des vacances passées à fai-re du ski alpin
 G          C
Cette année-là, ça s'est passé comme ça
 Em               D
Pendant une chanson de Claude François
 G               C
Voyant Camille, t'as dit elle est faite pour moi
 Em                        D    B
En plus t'as même couché sur un clic-clac et lààààà


Em             C
T'espères au moins Qu'elle te voie bien
G              D
T'espères au moins Qu'elle t'aime bien
Em             C
T'espères au moins Que sur le refrain
G        D
C'est toi qui praind… sa jolie douce main

Break :  Em  , D / F#

G          C
Cette année, c'est l'année de ta vie
Em           D
car aujourd'hui tu te maries
G                       C
avec le trois pièce, les pattes rasés, le carrosse,
Em                    D
Faut te tenir, c'est pas encore la nuit de noces
G                C
Oui depuis aujourd'hui, c'est ton année à toi
Em                   D
Devant M. le maire, t'as signé pour ça
G                  C
Désormais, tu t'en fiches d'Hélène Ségara
Em                 D              B
Et s'il le faut, t'iras faire de la chasse dans les boiaaaaaaaaas


Em                         C
T'espères au moins Qu'elle te voie bien
G                           D
T'espères au moins Qu'elle t'aime bien
Em                          C
T'espères au moins Que sur le refrain
G          D
C'est toi qui praind… sa jolie douce main

Em  , D / F#
Hé Loloooooo
Hé Loloooooo



[DISCOURS]
Un mot à présent.
D'abord, la mariée, protocole oblige :
Camille, vas prendre ta douleur...

Laurent,

tu ne vas pas t'en sortir juste avec une chanson pourrie… Y'a des aussi des vannes qui le sont encore plus ta -tintin.

Esmeralda a dit : il est venu le temps, "il est venu le temps des cathédrales" mais surtout, Laurent, il est venu le temps pour moi de te rendre la pareille. Je me présente donc à ceux qui ne me connaissent pas, je suis le frère du marié mais aussi son témoin ce qui m'arroge le droit, plaisir et privilège de dire un discours, j'en passe… oui, il ne s'arrête jamais !


Laurent, je t'ai donc réservé mon plus beau costume de gauchiste, je m'en suis fait un devoir. Puisque comme chacun sait, le militaire que je suis, doit se tenir au devoir de réserve. Une chanson donc, pour vous réveiller et préparer à ma langue monotone. J'aurais bien visé du Renaud, mais il faut reconnaître que depuis qu'il a arrêté de boire, il fait n'importe quoi !  Puis, ça commence à dater. Compte tenu du lieu et, devant l'assemblée que vous êtes, à tendance chrétienne démocrate d'une droiture toute traditionnellement charmante, je n'ai pas résisté à chanter un air "épidermiquement de gauche", n'en déplaise à Carla,  des Fatals Picards. Je réponds ainsi de la plus belle manière à ce frère qui, à mon propre mariage, n'avait pas hésité une seconde à reprendre une chanson d'Amadou et Mariam devant ma belle famille dont une portion incongrue avait des accointances bleu marine.

… J'ai peut-être fait une petite entorse à la bienséance qui voudrait éviter tout sujet polémique et je m'en excuse… même si Paule et Mickey n'ont rien à voir là dedans, il s'agit de Camille et Laurent, nom de nom !

Les paroles s'envolent et les chansons … se mettent dans la tête : c'est une horreur. "Hé Lolo-ooo". C'était donc la mienne, Camille et Laurent. Mais permettez-moi tout de même quelques mots sérieux du regretté grimpeur Patrick Edlinger, qui me semblent résumer un juste code de conduite - auquel d'ailleurs, Denis aurait sûrement adhéré - un code disais-je dont vous serez bien libres de faire ce que vous voudrez. Le voici :
"Je souhaite à tous les êtres, quelle que soit leur activité, de la vivre pleinement en homme libre. Il faut prendre la vie avec humour et détachement. Il faut savoir rester humble, à l’écoute des autres et s’efforcer de les aider. Peu importe si l’on juge que le monde est peuplé de crétins et de cupides, il se peut que nous en fassions partie, d’où cette idée de penser aux autres et rendre la vie plus belle pour tous. Avec toute ma sympathie !"

Il ne me reste donc à moi que rajouter ceci : la première fois que j'ai rencontré Camille… non, je rigole, j'ai bien assez usé votre bienveillante patience si mal récompensée, c'est la fin de mon mot. Ah mais des mots, il m'en reste trois :
Vive les mariés !

Seconde life

"En avant, marche". Ce coup-ci, on y est. La troupe s'avance sur la place d'armes. C'est notre cérémonie. Des regards s'échangent, complices mais tout le monde s'applique et se concentre et, pour une fois, ferme sa gueule, même X. C.. On arrive au centre, s'aligne. Je sens l'émotion me prendre: à peine croyable quand on sait que je chantait dans ma tête "We don't need no education" pour passer le temps durant les punitions collectives où nous devions faire des tours de caserne au pas cadencé, quelques mois plus tôt. J'ai toujours eu un caractère indépendant, on ne se refait pas.
Lors de la sortie de la promotion précédente,
la 8ème compagnie sur les rangs en avant-dernière position

Mais ce jour, c'est différent, tout va si vite alors que ça semblait parfois si long quand on était sur les rangs pour honorer d'autres promotions sortantes. Déjà, on se retrouve déployés en V devant les tribunes. Nos cadres nous "remettent nos galons" et nous laissent, symboliquement, autonomes. On se prépare pour le défilé final. Arrivés au niveau de la place d'armes, je dois me contenir, ne pas céder à l'émotion qui m'envahit, forte, comme une lame de fond. On cherche un peu sa famille du regard, mais pas trop pour garder l'alignement des têtes et rester concentrés sur le pas. Avant d'amorcer le virage de sortie, je cherche le regard de nos cadres avec un seul mot en tête: la gratitude. J'espère qu'ils sont fiers de nous comme l'honneur que j'éprouve, à cette seconde, d'avoir été à leurs ordres.
Et oui, famille et amis de longue date, je suis bien désormais militaire ce qui ne change en rien qui j'étais déjà, mais me donne, simplement, une richesse supplémentaire !

Cette journée du jeudi 20 juin passe à toute vitesse. A ce sujet, les curieux peuvent lire ou écouter (ici par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=NDYIdBMLQR0) l'intarissable Etienne Klein sur la relativité du temps. Feu le module 211-212 s'était passionné pour ce sujet lors d'une certaine mise en quarantaine au CMP… à moins que je n'affabule légèrement ce qui n'est pourtant pas du tout mon genre :-p .

Le lendemain passe encore plus vite et nous voici au moment où le capitaine ordonne "rompez les rangs". Là, ce coup-ci, j'ai franchement du mal à contenir. Je crois ne pas être le seul d'ailleurs. C'est assez étrange. Faites vivre 100 personnes pendant 9 mois ensemble qui n'avaient, a priori, pas grand chose en commun. Elles s'apprivoiseront forcément. "On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille" dit la chanson. Je crois que c'est là que réside le sens de "la grande famille gendarmerie". On a plus d'affinités avec certaines personnes mais on veille un peu sur tout le monde quand même, y compris le cousin coincé ou la petite sœur gothique. Ce vendredi, j'ai donc eu l'impression de dire au revoir à une nouvelle famille. Comme toute famille ou bons amis, ce n'est pas la distance des années sans se voir qui définit la qualité de nos liens. C'est la capacité que l'on a à se revoir des années plus tard comme si l'on s'était quittés hier.

Vous allez me manquer… et je sais que dans le fond, ma guitare aussi va vous manquer !! ^^
Alors, avant de vous laisser, il faut que je vous dévoile un secret : pourquoi j'étais parfois… juste à l'heure aux rassemblements ! Et comme donc, ma guitare vous manque, je vais vous dévoiler ce secret en chanson. C'est inspiré de cette chanson-là : http://www.youtube.com/watch?v=whoYlcRF-u8. Vous savez c'est delachansond'unstylebizardqueseulbacotécoutequ'onappelleçadelavariétéfrançaiselesjeunes:).
Alors voici ma chanson. Ça s'appelle : "le treillis".

Et n'oubliez pas que c'est juste un peu d'humour, car cet uniforme va me manquer presque autant que vous et comme on dit, qui aime bien châtie bien :) . Merci à toutes et tous pour ces 9 neufs passés ensemble et n'oubliez pas : "L’homme n’a que deux vies : la première… et celle qui commence quand il s’aperçoit qu’il n’en a qu’une" (Confucius).

Garage Band

Peu avant mon changement de vie de début octobre, j'avais eu un peu de temps à tuer et j'étais bien motivé par la musique. Aussi me suis-je mis à Garage Band, le logiciel musical grand public d'Appeule. Non je ne ferai pas de jeu de mot foireux là-dessus, oui Apple devrait sans doute, à mon avis, françiser certains noms mais nous vivons dans la World Company et c'est comme ça !

Du coup, ça me donne l'occasion d'enrichir encore le blog d'une nouvelle rubrique : #JeanMichelApeuprès, jamais un tag n'aura aussi bien porté son nom (cf. le résultat écoutable entendable avec des doubles protections auditives à la fin du billet) ! Décidément, il faut croire que je suis bien inspiré par Kad Merad ces derniers temps puisque cela vient naturellement de l'un de ses personnages visibles ici :


Alors, comme je sens bien que ma prestation aura du mal à vous convaincre (même si je me suis bien amusé) que Garage Band est un logiciel sympa à utiliser, voici une petite copie d'écran qui parlera tout de suite à n'importe quel (vraiment) amateur de musique (au sens de vraiment pas pro quoi :-D ).


Pour résumer, voici les fonctions que j'ai trouvées cool :
  • Enregistrement/réglage/mixage séquentiel multi-pistes d'instruments réels (via une entrée audio) ou logiciels directement sur le mac.
  • Accordeur de guitare intégré ainsi qu'une multitude d'amplis de guitare électrique permettant de brancher sa guitare sur le mac et de jouer directement avec le son qu'on veut ce qui permet de s'amuser pour un coût très modique comparé au prix des pédales d'effet et autres amplis "réels".
  •  Une interface simple et (relativement) intuitive. A noter que je n'utilise pas la dernière version du logiciel qui, de ce que j'en ai compris, gagne encore en simplicité d'utilisation.

Voici donc une reprise de "Plus rien" des Cowboys Fringuants qui se voulait un clin d'œil à une personne en particulier, mais, essayez de faire un clin d'œil à un aveugle, je vous garantis que cela le laissera de marbre, tel le pélican fusant sur sa proie [Gotlieb]. J'arrête là et vous laisse découvrir la vertu du silence, en musique bruit :
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